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salut Jimmy

samedi 13 avril 2019

Jimmy Gladiator, mon pote anar surréaliste qui professait « ni dieu, ni maître, sauf maître Kanter » a cessé de se faire mousser. J’en pleure dans ma Guiness. Depuis quelques années déjà il n’était plus qu’une ombre mais, des ombres comme ça, on aimerait en voir plus au tableau de cette société. Ennemi de tous les sales cons, à commencer par les « rampouilles », Jimmy a réjoui pendant des décennies de ses Camouflages, Crécelle Noire, Melog et autres Lettres versatiles notre petit milieu de réfractaires à « l’ordre » mercantile et spectaculairement mortifère. Nous nous sommes régalés de ses calembours bons, de ses jeux de mots pas laids, et de son art de faire piétiner par des éléphants poétiques la patrie si peu éthique. Généreux aubergiste de l’Hôtel Ouistiti, il a su faire rocker La bonne descente et disperser à l’avance ses ossements De paille et d’or dans les bibliothèques les plus clandestines de la planète.
J’espère tout de même qu’avant de partir il aura trouvé une réponse à sa question théorique essentielle : « Est-ce que les phoques comprennent le morse ? »

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